
Le 10 octobre 2026, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, a tenu à Datong le 28e Dialogue stratégique Chine-France avec Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du président français. Les deux parties ont mené de longs échanges approfondis sur l’approfondissement de la coopération stratégique sino-française et sont parvenues à un large consensus. Elles ont également salué les résultats positifs obtenus dans le cadre du mécanisme de consultation Chine-UE sur le commerce et l’investissement.
Wang Yi a déclaré que le Dialogue stratégique Chine-France était le premier mécanisme de consultation stratégique de haut niveau établi par la Chine avec une grande puissance occidentale. Il a accompagné le développement des relations sino-françaises et joué un rôle important. Il a notamment servi la diplomatie de Chef d’État, consolidé la confiance politique mutuelle et témoigné du sens des responsabilités qui incombe aux grandes puissances. À l’heure actuelle, les aspects d’instabilité et de turbulences de la situation internationale se font de plus en plus marqués. La Chine est disposée à travailler avec la France pour mettre pleinement en œuvre le consensus atteint par les deux chefs d’État, maintenir la communication stratégique et renforcer la confiance stratégique mutuelle, afin de déployer de nouveaux efforts pour assurer un développement stable et durable des relations sino-françaises et sino-européennes, ainsi que pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement dans le monde.
Wang Yi a indiqué que la Chine était disposée à maintenir les échanges de haut niveau avec la France, à continuer de développer et de renforcer la coopération dans les domaines traditionnels tels que l’aéronautique, l’aérospatiale et l’énergie nucléaire, à élargir la coopération dans les secteurs émergents, notamment la fabrication de pointe, le développement vert et bas carbone et l’intelligence artificielle, et à approfondir les échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et du sport ainsi qu’entre les collectivités locales. La Chine espère que la France apportera un soutien en matière de politique aux entreprises chinoises souhaitant investir et développer leurs activités en France et leur offrira un environnement favorable. La Chine et la France sont toutes deux de grandes puissances attachées à l’indépendance et au multilatéralisme. Elles doivent continuer à renforcer leur communication et leur coordination dans le cadre des Nations Unies, promouvoir conjointement la mise en œuvre des quatre initiatives mondiales proposées par le président Xi Jinping et œuvrer ensemble à la construction d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. La question de Taiwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. La Chine espère que la France respectera son engagement en faveur de la politique d’une seule Chine et préservera le fondement politique des relations sino-françaises.

Emmanuel Bonne a déclaré que l’amitié entre la France et la Chine était profondément enracinée dans l’histoire. En 1973, le premier président français à se rendre en Chine avait visité Datong, laissant une belle anecdote dans l’histoire des relations entre les deux pays. La France est disposée à perpétuer l’amitié historique avec la Chine et à continuer de construire le partenariat stratégique global fondé sur le respect mutuel, l’amitié, la confiance mutuelle, la solidité et le dynamisme. La France adhère à la politique d’une seule Chine, et cela ne changera pas. Elle souhaite intensifier les échanges de haut niveau, renforcer les échanges humains et culturels et approfondir la coopération mutuellement bénéfique dans tous les domaines tels que l’agriculture, l’énergie nucléaire, l’espace extra-atmosphérique, Internet, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, afin de mieux servir les intérêts des deux peuples. La France continuera d’offrir un environnement des affaires prévisible aux entreprises chinoises qui investissent en France. La France apprécie positivement les initiatives mondiales proposées par la Chine et est disposée à renforcer la collaboration multilatérale avec elle, afin de jouer un rôle plus constructif dans les efforts conjoints de la communauté internationale pour faire face aux crises mondiales et réaliser un développement commun.
Wang Yi a déclaré que les progrès positifs réalisés lors de la deuxième réunion du mécanisme de consultation Chine-UE sur le commerce et l’investissement montraient que les deux parties, en tant que partenaires stratégiques globaux, pouvaient tout à fait régler de manière appropriée leurs divergences économiques et commerciales par le dialogue, défendre les principes du multilatéralisme, préserver le système de libre-échange et redonner aux relations Chine-UE une dynamique permettant un développement stable et sain. Wang Yi a exprimé l’espoir que la France, en tant que membre clé de l’UE, continue à jouer un rôle constructif dans la promotion de la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et l’UE.
Wang Yi a souligné que la confiance constituait le trait marquant et la base des relations Chine-UE, tandis que les divergences économiques et commerciales n’étaient que des phénomènes périodiques. Les deux parties doivent rester attachées à leur positionnement de partenaires et faire de la coopération le ton principal de leurs relations. Elles doivent mettre les questions commerciales à leur juste place dans les relations Chine-UE, favoriser les résultats gagnant-gagnant, éviter les situations perdant-perdant et rechercher un rééquilibrage par le haut plutôt que par le bas. Emmanuel Bonne a déclaré que les consultations entre la Chine et l’UE sur le commerce et l’investissement constituaient une étape importante dans une évolution positive. L’Europe a besoin de la Chine pour son développement. L’UE ne souhaite pas engager de guerre commerciale avec la Chine et ne cherche pas à se « découpler » de celle-ci. L’UE est disposée à être un partenaire auquel la Chine peut faire confiance et sur lequel elle peut compter, à définir les relations entre l’UE et la Chine par l’équilibre et la coopération, et à réaliser un développement commun sur la base de la confiance et dans l’esprit du contrat.
Les deux parties ont également procédé à un échange de vues approfondi sur la crise ukrainienne, la situation au Moyen-Orient et d’autres sujets. Les deux parties sont convenues de continuer à faire jouer pleinement le rôle du mécanisme de dialogue stratégique, de maintenir le dialogue et la communication et de renforcer la coordination dans les affaires internationales.
