
À l’invitation du président chinois Xi Jinping, le président de la République du Botswana, Duma Gideon Boko, effectuera une visite d’État en Chine du 12 au 17 octobre.
China News Service : La Chine a annoncé la prochaine visite du président botswanais, Duma Gideon Boko, en Chine. Pourriez-vous nous présenter le programme de cette visite et les attentes de la Chine ? Comment la Chine considère-t-elle les relations sino-botswanaises actuelles ?
Mao Ning : Il s’agit de la première visite en Chine du président Duma Gideon Boko depuis sa prise de fonction. Au cours de sa visite, le président Xi Jinping organisera une cérémonie d’accueil et un banquet de bienvenue en son honneur. Les deux chefs d’État auront des entretiens. Le Premier ministre Li Qiang et le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhao Leji rencontreront respectivement le président Duma Gideon Boko. Il se rendra également dans la province du Fujian.
La Chine et le Botswana sont des partenaires stratégiques. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 51 ans, les deux pays ont toujours fait preuve d’une amitié sincère et poursuivi une coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. Ils se soutiennent mutuellement sur les grandes questions touchant à leurs intérêts fondamentaux respectifs, se prêtent assistance face aux catastrophes et aux épidémies, avancent main dans la main sur la voie de la modernisation et se tiennent fermement du bon côté de l’histoire dans les affaires internationales. Nous sommes convaincus que cette visite permettra de porter les relations sino-botswanaises à un niveau supérieur et contribuera davantage à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
Shenzhen TV : Selon certaines informations, le porte-parole de la Garde côtière philippine a déclaré que, le matin du 8 octobre, malgré les tirs de canons à eau et les manœuvres dangereuses des garde-côtes chinois, qui auraient entravé leur action, les garde-côtes philippins avaient mené à bien l’évacuation médicale d’un blessé à bord du navire de guerre échoué sur le récif Ren’ai Jiao. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Le porte-parole de la Garde côtière chinoise (GCC) a déjà publié une déclaration présentant les faits réels concernant cet incident. Le matin du 8 octobre, un navire de la Garde côtière philippine a pénétré sans l’autorisation de la partie chinoise dans les eaux adjacentes au récif Ren’ai Jiao, dans les Nansha Qundao de la Chine. Les mesures prises par la GCC conformément aux lois et règlements sont légitimes et justifiées. Après des échanges entre les deux parties, la Chine, par considération humanitaire, a rapidement autorisé la partie philippine à évacuer le blessé à bord d’un petit bateau et lui a apporté toute l’aide nécessaire.
Au lieu de témoigner de la reconnaissance pour cette aide, certains responsables philippins ont ignoré les faits, les ont sortis de leur contexte et ont injustement accusé la Chine, rejetant ainsi la responsabilité sur la partie chinoise. Cela révèle une nouvelle fois leur intention de provoquer la Chine et de se livrer à des coups médiatiques, ce qui est tout à fait méprisable. La Chine répondra résolument à toute provocation malveillante et défendra fermement sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes.

Reuters : Des responsables du ministère américain de la Justice ont déclaré avoir saisi sept noms de domaine Internet liés à des pirates informatiques chinois, affirmant que ces derniers auraient tenté de s’introduire dans les systèmes d’infrastructures critiques des États-Unis et d’autres pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine s’oppose résolument depuis toujours aux activités de piratage informatique et les combat conformément à la loi. Elle s’oppose également fermement à la diffusion de fausses informations et au tapage à des fins politiques.
La cybersécurité est une préoccupation commune de la Chine et des États-Unis. La Chine exhorte la partie américaine à renoncer à la pratique de deux poids deux mesures et à la manipulation politique, et à collaborer avec elle dans le cadre d’un dialogue et de consultations sur un pied d’égalité afin de faire face conjointement aux risques liés à la cybersécurité et d’établir des relations caractérisées par la paix, la stabilité et le respect mutuel en matière de cybersécurité.
AFP : Selon des sources citées par CNN, la Chine et les États-Unis auraient discuté de visites réciproques de leurs installations nucléaires et prévoiraient de poursuivre leurs consultations à ce sujet dans les prochains mois. Le ministère des Affaires étrangères peut-il confirmer ces informations ? La Chine est-elle favorable à des visites réciproques d’installations nucléaires entre les deux pays ?
Mao Ning : Les informations rapportées à ce sujet ne correspondent pas aux faits.
Phoenix TV : Selon des informations révélées, les forces de droite japonaises s’emploient continuellement à introduire des données historiques falsifiées sur la Seconde Guerre mondiale dans les principaux grands modèles d’intelligence artificielle internationaux. Certains de ces modèles produisent des réponses reflétant une vision manifestement erronée de l’histoire. Par exemple, ils qualifient l’incident du 7 juillet 1937 d’« affrontement militaire sino-japonais », minimisent le massacre de Nanjing en le qualifiant de « chute de Nanjing » et embellissent l’agression japonaise en Asie du Sud-Est en la présentant comme une simple « préoccupation pour les ressources du Sud ». Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Mao Ning : Les crimes commis par le militarisme japonais lors de son agression sont étayés par des preuves irréfutables et ne sauraient être niés. Le recours aux nouvelles technologies pour « empoisonner » les données constitue une nouvelle manœuvre des forces de droite japonaises visant à déformer et à glorifier l’histoire de l’agression japonaise. Leur objectif reste de fausser la perception historique de la Seconde Guerre mondiale au sein de l’opinion publique mondiale, afin de lever les obstacles dans l’opinion à l’affranchissement du Japon des contraintes de l’ordre d’après-guerre et à l’accélération de sa « remilitarisation ».
L’intelligence artificielle doit être mise au service du progrès et du bien, et non servir à falsifier la vérité historique et à blanchir les crimes d’agression. Les manœuvres clandestines et les intentions malveillantes des forces de droite japonaises portent gravement atteinte aux sentiments des peuples des pays victimes de l’agression et bafouent ouvertement la conscience humaine. La communauté internationale doit rester vigilante et s’y opposer collectivement.
