Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Conférence de presse du 8 octobre 2026 tenue par la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning
Updated: 08 October 2026 20:13

À l’invitation de Li Qiang, Premier ministre du Conseil des Affaires d’État, le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, effectuera une visite officielle en Chine du 9 au 16 octobre.

Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du président français, se rendra en Chine du 9 au 13 octobre. Il tiendra avec Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, un nouveau cycle de Dialogue stratégique Chine-France.

Agence de presse Xinhua : La Chine a annoncé la visite en Chine de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo. Pourriez-vous nous présenter le programme de cette visite et les attentes de la Chine à cet égard ? Comment la Chine considère-t-elle les relations sino-togolaises actuelles ?

Mao Ning : Le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, est un vieil ami de la Chine. Il s’agit de sa septième visite officielle en Chine depuis son arrivée au pouvoir, ce qui reflète pleinement la grande importance que le Togo accorde aux relations bilatérales. Au cours de cette visite, le président Xi Jinping rencontrera le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, tandis que Li Qiang, Premier ministre du Conseil des Affaires d’État, et Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, auront respectivement des entretiens et une rencontre avec lui. Le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, se rendra également dans les provinces du Shaanxi, du Fujian et du Guangdong.

La Chine et le Togo sont des partenaires stratégiques globaux. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 54 ans, l’amitié traditionnelle entre les deux pays n’a cessé de se renforcer au fil du temps. Les deux parties se soutiennent fermement sur les questions touchant à leurs intérêts fondamentaux et à leurs préoccupations majeures. Les échanges et la coopération dans tous les domaines ont donné des résultats fructueux. Les relations sino-togolaises constituent un modèle de traitement d’égal à égal entre grands et petits pays, ainsi que de solidarité et de coopération au sein du Sud global. Nous sommes convaincus que cette visite permettra de porter les relations sino-togolaises à un nouveau niveau et contribuera positivement à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.

NHK : Selon certaines informations, lors de la rencontre entre les chefs d’État chinois et américain qui s’est tenue le mois dernier, le président américain Donald Trump aurait demandé à la partie chinoise d’engager un dialogue avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi et de lever les mesures de contrôle des exportations à destination du Japon. Est-ce exact ? Les deux chefs d’État ont-ils abordé la question du Japon lors de leur rencontre ? Dans l’affirmative, pourriez-vous nous en présenter le contenu ?

Mao Ning : La Chine a déjà publié des informations sur la rencontre entre les deux chefs d’État chinois et américain.

CRI : Nikolaï Patrouchev, conseiller du président russe et président du Conseil maritime, est actuellement en visite en Chine. Pourriez-vous nous présenter le programme de sa visite ? Comment la Chine évalue-t-elle les relations sino-russes actuelles ?

Mao Ning : La Chine et la Russie sont des partenaires de coordination stratégique globale à l’ère nouvelle. Ces dernières années, sous l’orientation stratégique du président Xi Jinping et du président Vladimir Poutine, la confiance politique mutuelle entre les deux pays n’a cessé de s’approfondir, leur coordination stratégique s’est renforcée et leur coopération mutuellement bénéfique n’a cessé de s’élargir. Les relations sino-russes constituent un modèle de nouveau type de relations internationales et de relations entre grands pays voisins.

Il s’agit de la première visite en Chine de M. Patrouchev en sa qualité de président du Conseil maritime de Russie. Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, ainsi que les responsables d’autres départements concernés, le rencontreront respectivement afin d’échanger leurs points de vue sur les relations bilatérales, la coopération dans les affaires maritimes et d’autres questions. La Chine est disposée à saisir l’occasion de cette visite pour approfondir davantage la communication stratégique avec la Russie et promouvoir la coopération pragmatique, afin d’insuffler continuellement un nouvel élan au développement des relations sino-russes à l’ère nouvelle.

CCTV : Le 5 octobre, lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, une résolution intitulée « Promouvoir l’accessibilité pour la pleine jouissance de tous les droits de l’homme par tous », présentée par la Chine au nom de 53 pays, a été adoptée par consensus. Pourriez-vous nous donner davantage d’informations à ce sujet ?

Mao Ning : La mise en place d’un environnement sans obstacle s’inscrit dans la vision visant à garantir un soutien aux personnes handicapées et aux personnes âgées, et offre des garanties importantes permettant à tous les groupes de participer de manière égale et aisée à la vie sociale et de jouir pleinement de tous les droits de l’homme. De nombreux pays ont salué les efforts déployés par la Chine pour promouvoir la vision de « l’accessibilité pour tous » et estiment que la résolution appelle à une assistance technique destinée aux pays en développement et à une coopération internationale renforcée dans les domaines concernés, ce qui répond aux besoins réels et pressants de ces derniers.

En 2024, le Conseil des droits de l’homme a adopté la résolution portant le même titre, proposée par la Chine. Il s’agissait de la première résolution consacrée spécifiquement à l’accessibilité dans l’histoire des Nations Unies. L’adoption de la résolution pertinente par le Conseil des droits de l’homme revêt une grande importance pour la communauté internationale. Elle lui permettra de promouvoir et de protéger davantage les droits humains de tous les groupes, de s’attaquer activement au vieillissement de la population, de tirer parti de l’intelligence artificielle (IA) et d’autres technologies émergentes pour faciliter l’échange d’informations sur l’accessibilité, et de renforcer la gouvernance mondiale et l’élaboration de normes dans les domaines concernés. La Chine est disposée à suivre les orientations des quatre initiatives mondiales proposées par le président Xi Jinping et à approfondir sa coopération avec toutes les parties afin de mettre en œuvre avec sérieux la vision d’une « accessibilité pour tous », d’améliorer la gouvernance mondiale en matière de droits de l’homme et de promouvoir le développement sain de la cause internationale des droits de l’homme.

Reuters : Selon certaines sources, la Chine prévoit de présenter la candidature de Song Li, haute responsable dans le domaine de la santé publique, au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Certains estiment que cela témoigne de la volonté de la Chine de combler le vide laissé par le retrait des États-Unis de l’OMS. La Chine pourrait-elle confirmer cette information ? Le retrait des États-Unis de l’OMS et d’autres institutions des Nations Unies offre-t-il à la Chine l’occasion d’exercer son influence ?

Mao Ning : L’OMS est une institution spécialisée des Nations Unies dans le domaine de la santé. Elle joue un rôle directeur et de coordination dans la gouvernance mondiale de la santé publique. À l’heure actuelle, le multilatéralisme  subit des chocs et le développement de la santé publique mondiale reste une tâche de longue haleine, qui exige des efforts soutenus. Dans un contexte marqué par de nouveaux changements et de nouvelles circonstances, le directeur général joue un rôle particulièrement important pour assurer le développement stable et durable de l’OMS. 

La décision de la Chine de présenter la candidature de la docteure Song Li au poste de directeur général de l’OMS témoigne de sa volonté positive de travailler avec toutes les parties à la construction d’une communauté de santé pour tous. Elle manifeste également le soutien ferme de la Chine au multilatéralisme et à l’OMS. Nous sommes convaincus que, si la docteure Song Li est élue directrice générale de l’OMS, elle aidera l’organisation à jouer un rôle plus actif dans l’amélioration de la santé et du bien-être de toute l’humanité.

CGTN : Pourriez-vous nous présenter le programme de la visite en Chine d’Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du président français, ainsi que les attentes de la Chine à l’égard de cette visite ?

Mao Ning : Au cours de la visite en Chine d’Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du président français, le directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, Wang Yi, tiendra avec lui un nouveau cycle de Dialogue stratégique Chine-France. Les deux parties procéderont à des communications stratégiques sur l’approfondissement de la coopération sino-française dans tous les domaines et échangeront de manière approfondie leurs points de vue sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun.

En décembre dernier, le président Emmanuel Macron a effectué sa quatrième visite d’État en Chine. Les deux chefs d’État ont eu de longs échanges approfondis et sont parvenus à un consensus important sur le renforcement de la communication stratégique, le maintien de l’ouverture et de la coopération et la défense commune du multilatéralisme. La Chine espère qu’à travers ce dialogue, les deux parties renforceront la coordination et la coopération sur les questions bilatérales et multilatérales, et promouvront le développement stable et sain des relations sino-françaises et sino-européennes.

Global Times : Selon certaines informations, le 1er octobre, le tribunal de district de Tokyo a tenu la première audience publique du procès de Kodai Murata, ancien officier des Forces d’autodéfense japonaises (FAD), qui s’était introduit illégalement dans l’ambassade de Chine au Japon. M. Murata a reconnu sans réserve les faits d’intrusion illégale dans l’ambassade avec un couteau, mais a nié l’accusation de contrainte. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Mao Ning : L’intrusion d’un officier en exercice des FAD dans l’ambassade de Chine au Japon, armé d’un couteau, ainsi que les menaces de violence qu’il a proférées à l’encontre du personnel diplomatique chinois constituent un incident d’une gravité extrême, sans précédent dans la communauté internationale. Cet acte viole gravement la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et menace sérieusement la sécurité physique du personnel diplomatique chinois ainsi que la sécurité des locaux diplomatiques. Cet incident révèle plusieurs problèmes profonds au Japon, notamment la montée en puissance des forces de droite et le manque de supervision et de discipline au sein des FAD. La manière dont la partie japonaise traitera cette affaire avec sérieux et conformément à la loi met à l’épreuve la capacité du gouvernement japonais à s’acquitter effectivement de ses obligations en vertu du droit international et concerne la crédibilité du Japon ainsi que son image sur la scène internationale. Nous exhortons une nouvelle fois la partie japonaise à punir sévèrement l’auteur de cet acte afin de servir d’avertissement à d’autres.

Bloomberg : Selon certaines informations, le président allemand effectuerait une visite en Chine. Pourriez-vous confirmer cette information ? Pourriez-vous nous communiquer le programme de cette visite et nous indiquer quels dirigeants chinois il rencontrera ?

Mao Ning : Je ne dispose actuellement d’aucune information à vous communiquer à ce sujet.

AFP : Le commissaire européen chargé du Commerce, de la Sécurité économique, des Relations interinstitutionnelles et de la transparence entame aujourd’hui à Beijing deux jours de discussions afin d’éviter une nouvelle escalade des tensions commerciales entre la Chine et l’Union européenne (UE). Quelles sont les attentes de la Chine à cet égard ? Quel message souhaiteriez-vous lui transmettre ?

Mao Ning : Pour toute question spécifique, je vous recommande de consulter les services compétents chinois. La Chine estime depuis toujours que le maintien de l’ouverture et de la coopération, ainsi que le règlement des différends économiques et commerciaux par le dialogue et la concertation sur un pied d’égalité, servent les intérêts communs de la Chine et de l’UE.

Reuters : L’entreprise de cybersécurité CrowdStrike a publié mercredi un rapport indiquant qu’une personne dont l’identité n’a pas encore été établie avait utilisé, lors d’une cyberattaque visant des institutions financières sud-coréennes, un outil de test d’intrusion basé sur l’IA développé en Chine ainsi que des instructions en chinois. Les éléments laissés à la suite de cette activité évoquent la province du Guangdong et une université chinoise, ce qui laisse supposer que cette personne est liée à la Chine. Quel est le commentaire de la Chine sur ce rapport ? Comment considérez-vous le risque lié à l’utilisation croissante des technologies d’IA chinoises dans les cyberattaques menées dans la région ?

Mao Ning : Je n’ai pas connaissance des faits précis que vous mentionnez. La Chine s’oppose depuis toujours aux activités de piratage informatique et les combat conformément à la loi. Elle s’oppose plus encore à la diffusion de fausses informations à des fins politiques. L’IA a des répercussions profondes sur la cybersécurité. La communauté internationale devrait renforcer la coopération et le dialogue, élaborer de nouvelles règles internationales et préserver conjointement la cybersécurité.

Bloomberg : La Chine et les États-Unis sont convenus de mettre en place un mécanisme de dialogue sur l’IA. Quand la première réunion aura-t-elle lieu ? Quelles personnalités y participeront ?

Mao Ning : En ce qui concerne cette question, je vous recommande de consulter les services compétents chinois.

AFP : Le département d’État américain affirme que Zhao Fugang, directeur du Centre de services aux Chinois d’outre-mer aux Fidji, aurait versé des pots-de-vin à des responsables fidjiens pour servir les intérêts de la Chine. Les États-Unis lui ont interdit l’entrée sur leur territoire pour des faits de « corruption grave ». Quelle est la réponse du ministère chinois des Affaires étrangères ?

Mao Ning : Je n’ai pas connaissance des faits que vous mentionnez. Nous nous opposons depuis toujours aux calomnies et au dénigrement visant la Chine.

AFP : Le Japon a déclaré aujourd’hui avoir demandé à la Chine de faire preuve du respect qui s’impose envers sa Première ministre, Sanae Takaichi, dont le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères mentionne régulièrement le nom sans titre lors de ses conférences de presse régulières. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Mao Ning : La Chine a exposé à plusieurs reprises sa position sur les relations sino-japonaises actuelles.

Bloomberg : La Chine décrit ses relations commerciales avec l’Europe comme mutuellement bénéfiques, mais les gouvernements européens sont en train de renforcer leurs mesures de protection. Selon la Chine, quelles mesures faudrait-il prendre pour dissiper les inquiétudes de la partie européenne ?

Mao Ning : Pour cette question spécifique, je vous recommande de consulter les services compétents chinois. En principe, nous espérons que la partie européenne avancera dans la même direction que la partie chinoise, résoudra les préoccupations respectives des deux parties par le dialogue et la consultation, et œuvrera à un développement sain et stable des relations économiques et commerciales entre la Chine et l’Europe. Cela sert les intérêts communs des deux parties.